Festival de films européens de Paris
Du 17 au 31 mars 2022
Festival de films européens de Paris
Du 17 au 31 mars 2022

La Nuit des forains / Gycklarnas afton

de Ingmar Bergman

(Fiction, Suède, 1953, 93’, NB, VOSTF) avec Åke Grönberg, Harriet Andersson, Gunnar Björnstrand

La Nuit des forains

1900. Une troupe de forains sillonne les villes et la campagne suédoises. Albert Johansson, le directeur, est au bord de la rupture. Il désire quitter son cirque, qui essuie échec sur échec, ainsi que sa maîtresse Anna, pour retrouver la sécurité d’un foyer familial qu’il a abandonné il y a trois ans.


« La Nuit des forains est relativement sincère et c’est un film éhontément personnel », y surviennent un certain nombre de variations où érotisme et humiliations se combinent de différentes façons ». Sven Nykvist

« Il y a eu ma rencontre avec Ingmar Bergman pour La Nuit des forains, une des choses les plus importantes de ma vie. … Nous sommes tous les deux obsédés par la lumière, expression des sentiments, de l’atmosphère. Ce que nous avons démarré ensemble a été très intéressant. … Le film était très difficile mais j’y ai appris beaucoup de choses sur la lumière. J’ai commencé à travailler avec un éclairage indirect parce que je déteste les grosses lumières à la face et les ombres fortes sur le fond et toutes ces choses. Je n’ai jamais cessé depuis d’employer cette technique qui est aussi très bonne pour la couleur. » Sven Nykvist, entretien réalisé par Hubert Niogret, Positif, février 1988, n°324

Ingmar Bergman
Ingmar Bergman

Ingmar Bergman (1918-2007) né en Suède dans la famille d’un pasteur, développe une passion très précoce pour le cinéma. Il étudie la littérature, l’histoire et mais sa passion véritable est le théâtre, auquel il se consacre dès 1938. En 1945, il réalise son premier long-métrage Crise, adapté d’une pièce danoise, qui lance une carrière très prolifique. Les mystères du couple sont évoqués à partir de 1949 avec La Soif et ensuite avec Monika (1953). Sourires d’une nuit d’été (1955) et Le Septième Sceau (1957) lui valent la reconnaissance internationale. En 1958, il obtient l’Ours d’or à Berlin pour Les Fraises sauvages. Persona (1966) marque sa rencontre avec Liv Ullmann qu’il dirigera dans de nombreux films parmi lesquels Cris et chuchotements (1972) ou Scènes de la vie conjugale (1973). Il réalise Fanny et Alexandre en 1982. La « Palme des Palmes » lui est discerné pour la 50ème édition du festival de Cannes. En 2003, il réalise pour la télévision Sarabande, son dernier long-métrage.

Autres films : THEMA : Noir et Blanc