Festival de films européens de Paris
Du 17 au 30 novembre Paris 2021
Festival de films européens de Paris
Du 17 au 30 novembre Paris 2021

Fantômes d’un Empire / Fantasmas do império

de Ariel de Bigault

(Documentaire, Portugal/France, 2020, 112’, C, VOSTF)

Fantômes d’un Empire

Non loin de Lisbonne, l’ANIM (Archives Nationales des Images en Mouvement) conserve des milliers de films tournés dans les colonies de l’Empire portugais, disparu en 1975. Sept cinéastes de générations différentes : Margarida Cardoso, Pedro Costa, Miguel Gomes, João Botelho, Fernando Matos Silva, Ivo Ferreira et Hugo Vieira da Silva partent à la découverte de la mémoire de l’Empire, constitutif de l’identité portugaise. Comment assumer ce riche héritage ? En quoi cette mémoire cinématographique marque-t-elle leurs créations ?


« Ce sont ces images qui fascinent le plus, où l’on voit la création d’un imaginaire autour du « bon sauvage ». Jamais filmés comme des sujets mais comme des objets d’étude, les noirs sont montrés dans des tenues traditionnelles lors de cérémonies ancestrales, pour ne pointer que le folklore, l’exotisme, et valoriser l’image d’un colon convivial, paternaliste. Sur ces pellicules sensibles à la lumière crue de l’Afrique, l’envahisseur portugais, habillé de blanc, paraît surexposé, entouré d’un halo phosphorescent qui le fait apparaître comme un fantôme à la présence quasi magique. Cette mémoire collective ainsi fabriquée est à déconstruire. C’est à ce travail indispensable que se sont attelés les cinéastes d’aujourd’hui. » Anne Dessuant, Télérama

Ariel de Bigault
Ariel de Bigault

Auteure et réalisatrice, Ariel de Bigault se partage entre la France, le Portugal, le Brésil et l’Afrique. Après des premiers documentaires au Portugal, elle réalise la série Éclats Noirs du Samba (1987) qui réunit de grands artistes afro-brésiliens, dont Gilberto Gil et Grande Othelo. Avec Afro Lisboa (1996) et Margem Atlântica (2006) elle part à la rencontre d’immigrés africains, qui se construisent une place et une identité à Lisbonne. Son film Canta Angola (2000) célèbre la musique populaire en Angola. Ariel de Bigault a aussi contribué à la diffusion des musiques lusophones, en particulier celles du Cap Vert et de l’Angola.

Autres films : Compétition Present